Mardi 5 janvier 2010
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Fellini aurait menti... En tout cas, pour nous, l'Italie c'est plus la vie dure que la vie douce. La pluie, le froid et le vent de face ne nous lâche pas durant deux semaines. Depuis notre arrivée en ferry à Bari, nous avalons les kilomètres aussi vite que nous pouvons
pour éviter de passer une nuit de plus sous la tente.

La ville de Benevento nous accorde un sursis. Massimo et ses parents nous accueillent dans la douce ambiance de leur maison durant deux jours. A peine quelques mots échangés dans un italien
balbutiant ou un français débutant et nous avons le coeur serré quand il faut quitter cette petite famille et renfourcher nos montures. 
Nous repartons dans le froid mais cette fois les nuits au moins seront chaudes. Nous avons réservé des hôtels pour ces derniers coups de pédale jusqu'à Rome. Nous voilà au bout de nos 3000 km à
bicyclette. Une dernière fois, nous avons la chance de découvrir un peu la face cachée d'une grande ville grâce à nos hôtes couchsurfers. Ils nous démontrent qu'en Europe aussi, on peut trouver la
même hospitalité, généreuse et spontanée, qu'en Asie.
Puis, il faut démonter les vélos dans un hall de gare, les mettre en pièce dans des cartons, transporter tout ça (+ nos sacoches) de quais en quais, de correspondances de train en train en
retard... jusqu'au coffre de la voiture de papa... 
Fin de l'aventure. Merci à tous. La suite, c'est avec vous ;-)
PS: les dernieres photos sont dans l'album photo "01 Italie"
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Mercredi 9 décembre 2009
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Journées du 21 novembreau 9 décembre
Sortir d’une mégalopole a vélo est une très mauvaise idée. Nous l’avons constaté en
sortant de l’agglomération sans fin d’Athènes. En traversant la zone industrielle géante attenante au Pirée, on longe des raffineries, usines a goudron, cimenteries, … le ciel est encore plus
noir qu’a l’étang de berre. S’ajoute a ça le trafic insupportable des camions qui nous rasent de pres en nous doublant. Après ces 25 kilomètres les plus tendus de notre voyage a vélo, on noircit
nos mouchoirs en se mouchant ! C’est ça aussi les joies du cyclo-tourisme... Heureusement la suite du parcours est plus verte.
Nous traversons la Grece d’est en ouest a destination de Patras, via un grand pont suspendu. Sur notre route,
nous croisons Delphes et sa superbe cité antique, du vent de face qui nous en fait baver, et aussi nombre de candidats malchanceux au voyage en Italie dont le seul crime est de ne pas avoir de
papiers. Passeports français en poche, nous passons la ligne de barbelés pour accéder aux quais et embarquons dans un ferry qui nous emmène sur l’ile de Corfu.
ca decoiffe pendant 3 jours sur cette route ...
Pendant une semaine, nous mettons les vélos au repos. Nous sommes sur cette ile, non pas pour ses plages
paradisiaques, mais … pour travailler. Après 5 mois et demi de voyage, on regoute a la vie sédentaire dans une ferme bio au bord de la mer. On travaille bénévolement (environ 5 heures par
jour) et l’on est logés, nourris, blanchis. Surtout, on découvre comment ça marche une ferme et on partage des moments avec la famille qui nous
accueille. Bref, un échange convivial, non marchand et aussi la satisfaction de donner un coup de main a la filière bio qui a besoin de beaucoup de main d’oeuvre, bien plus que
l’agriculture ”classique”. Les taches sont variées. Par exemple, nous aurons ramassé des patates, débroussaillé un champs a la bêche, construit un enclos a cochons, ... Cette expérience
restera un bon souvenir, a renouveler malgre le mal de dos, et les ampoules aux mains !
On embarque vers l'Italie dans notre 5 eme ferry en trois semaines ! Bientot le retour.
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Dimanche 22 novembre 2009
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Journées du 5 au 20 novembre
Nous passons 3 cols de montagne avant d’entamer une grande descente vers la mer. Trop contents de retrouver la
chaleur et le soleil, nous ne quitterons plus la cote jusqu’a notre départ de Turquie. Tant pis pour Istanbul mais avec ses 10 degrés et 600 km de détour, elle peut difficilement
rivaliser. C’est la saison des oranges, des citrons et des mandarines. Quelle drôle d’impression de voir ces fruits si familiers pour la première fois dans des arbres ! La route est parsemée de
marchands qui vendent leur première récolte de l’année.
Le style de vie dans les stations balnéaires contraste avec le centre du pays plus conservateur. Ici, les turques
boivent leurs bières en terrasse sans se cacher et sortent librement en boite de nuit. Sûrement l’influence des anglais qui envahissent chaque été des quartiers entiers d’hôtels-bars-piscines
spécialement construits pour eux. Seuls les pécheurs a chaque coin de rue et le bruit des dés du backgammon rappellent que l’on est en Turquie. Le béton n'empêche pas la nature d'être présente. A l’intérieur même du
port, on aperçoit des tortues géantes et des pélicans.
Nous quittons ce pays avec le sentiment qu'il est très varie au niveau de sa culture, de ses paysages et de sa
population. Un seul point commun (hormis peut-être dans l’est) : un fort nationalisme qui se manifeste, entre autre, par l’adoration d’Ataturk, le père de la Turquie actuelle. 70 ans après sa
disparition, les gens pleurent encore a l’anniversaire de sa mort. On a même croise un “jeune branche” qui portait sur son omoplate un tatouage d’Ataturk.
Malgré cela, la question de l’entrée en Europe est très présente dans les conversations. Le camp des “pro”
s’amenuise, lasse d’attendre a la porte. Beaucoup pense aussi que la Turquie a plus a perdre qu’a y gagner. Pour notre part, nous quittons l’Asie pour rejoindre l’Europe … en bateau. Nous
embarquons nos vélos sur des ferrys qui nous emmènent sur l’ile Grecque de Rhodos puis a Athenes.
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